Tristesse avec la disparition de Jeanette Deschamps

A l’aube de ses 100 ans, Jeanette Deschamps est décédée hier à Romans-sur-Isère. Elle était une grande figure dans le diocèse de Valence.

Elle était la fiancée du célèbre Jean Perriolat, un membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne parti au service du travail obligatoire durant la seconde guerre mondiale et tué dans un camp de concentration à l’âge de 25 ans pour son militantisme chrétien. La forte foi de Jean a toujours animé Jeannette Deschamps. « Jean avait une foi chevillée au corps, lumineuse. Cette foi il me l’a communiquée par son attitude et par sa devise : le Christ, les copains et le sourire », expliquait-elle.

« Le rayonnement de Jean et celui de Jeannette à sa suite ont été formidables. C’est une grande figure de notre diocèse qui disparait », s’attriste Guillaume Teissier, vicaire général.

Sa bonne humeur et ses rires resteront des souvenirs agréables pour les nombreuses personnes qui ont pu croiser son chemin et partager un peu de temps avec elle. Le témoignage de sa foi est un fort message d’espérance : « Dans la foi, il faut persévérer, ce n’est pas un long fleuve tranquille, il y a des moments de doutes, mais il faut se raccrocher à l’écriture soit à des témoins qu’on a rencontré », confie Jeannette dans une témoignage audio (ci dessous) recueilli lors d’un pèlerinage à Lourdes en 2013, lors duquel elle donne le coeur de sa foi : « Jésus Christ mort et ressuscité est pour moi l’essentiel de la foi (…) J’aime le verset du psaume 50 : « rends-moi la joie d’être sauvé ».

Tout le diocèse rend grâce à Dieu pour ce qu’elle a été parmi nous.