Pèlerinage du 2 septembre à Fresneau, avec la Communauté des Gens du voyage

Le 2 septembre, à Notre-Dame de Fresneau, s’est déroulé un grand rassemblement autour de la Vierge-Marie, avec cette singularité : des gens du voyage ont choisi le jour de cette fête pour faire leur première communion (10 enfants) et recevoir la confirmation (6 adultes).

Ce fut une très belle messe, animée par notre évêque, Pierre-Yves, d’autant que nous avons bénéficié d’un beau temps – c’était aussi la journée des malades, ce qui fait qu’autour du Christ, ce jour-là, étaient réunies dans un climat de confiance, des personnes de divers horizons.

Après le repas partagé à midi, où il y avait aussi la possibilité de se recueillir durant le Saint Sacrement dans l’église, il y eu deux témoignages par des personnes du monde du voyage, une femme et un homme qui nous ont raconté comment ils en sont arrivés au catholicisme ; l’une, suite à une grave maladie de son fils, guéri in extremis ; le deuxième, lors d’un pèlerinage à Lourdes où le Christ l’a rattrapé dans sa vie. Tous deux ont insisté sur l’importance de la prière.
L’après-midi fut marqué par la procession où nous avons prié Marie autour de cinq méditations : l’annonce à Marie par l’ange Gabriel de la future naissance du Messie, la visite de Marie chez sa cousine Élisabeth, la nativité, l’assomption et le couronnement.

En tête du cortège se trouvait le porteur de la Croix, suivi de la statue de Marie portés par quatre hommes, tous du monde du voyage.
Les trois premières méditations furent préparées par des personnes issues de ce monde, méditations entrecoupées de lecture des récits tirés de l’évangile de Luc et de chants dont certaines provenaient du monde gitan. Les deux dernières méditations ont été préparées par la communauté de spiritualité carmélitaine de Dieulefit.
La journée a été conclue par un temps de méditation devant le Saint Sacrement et la bénédiction de l’assemblée par notre évêque.

Ce que je retiens personnellement de cette journée, c’est d’une part le bel équilibre entre sédentaires et gens du voyage dont certains sont venus du nord de la Drôme et d’autres du département de l’Ain. Équilibre qui me fait dire que d’autres rencontres semblables sont possibles sans qu’il y est des préjugés de part et d’autre, préjugés qu’on rencontre malheureusement trop souvent dans la « quotidienneté » de nos vies. L’Esprit Saint y est certainement pour quelque chose. D’autre part, les organisateurs ont eu l’intelligence de donner des responsabilités aux gens du voyage, ce qui fait que personne ne s’est senti exclue dans l’animation de la journée.

Frère Sébastien, Capucin