Journée de relecture pour les membres de collectifs et associations d’accueil de migrants

« Un tissu qui s’élabore, qui se tisse sans modèle ni dessin savant » ! C’est bien l’image qui me reste au lendemain de notre rencontre dimanche 27 avril 2019.  Invités par notre évêque à partager et relire nos expériences d’accueil de migrants et réfugiés, nous étions une bonne trentaine à nous retrouver à la Maison diocésaine pour la journée.

Plus d’une trentaine d’entité se sont mobilisées sur le diocèse ces dernières années pour accueillir des migrants. Seul mais en réseau avec d’autres, sous forme de collectif, d’association ou encore de communautés religieuses : nous avons pris un peu plus la mesure de la créativité à l’œuvre dans l’accueil des migrants et réfugiés sur le diocèse. Bon nombre des participants sont d’ailleurs engagées dans l’accueil de personnes déboutées du droit d’asile en recherche d’hébergement d’urgence et cherchant un appui pour de nouvelles demandes de régularisation : Erythréens, Georgiens, Albanais, Syriens, Irakiens, Kosovars, Afghans et la liste ne s’arrête pas là.
Pas une situation qui se ressemble : ici, une mère et ses filles, d’autres enfants restés loin, là un couple et ses deux enfants, des hommes seuls … Bref, un aperçu, bien limité certainement, des flots migratoires qui traversent notre planète aujourd’hui.

L’entretien avec Jean Jacques BOSC, président du Diaconat Protestant, nous a conduits à débattre aussi sur la dimension politique de nos engagements, au cœur d’un Etat Français qui essaye de faire face et dans une Europe bien divisée sur le sujet.
Entre identité et altérité, comment sera demain pour ceux qui sont arrivés, pour ceux qui arriveront encore et pour nous qui « croyons en l’existence de la famille humaine » (François, Discours de la paix à Abou Dhabi, 4 février 2019).

Patrice Grève