Un dimanche autrement sous le signe de l’Espérance

À la paroisse Sainte-Anne de Bonlieu, dimanche 24 mars, l’Espérance a pris le visage rayonnant de sœur Marguerite dans le film Marie Heurtin.

Ce fut un Dimanche Autrement lumineux sous le signe de l’Espérance : Jean-Pierre Améris le réalisateur de Marie Heurtin était à Dieulefit pour présenter ce film qu’il a réalisé en 2014 et qui a eu un succès remarquable jusqu’outre Atlantique ! La journée avait commencé par la messe célébrée à l’église Saint-Roch de Dieulefit. Le père Joël Guintang assurant la présidence de la célébration entouré de Frère Edmond et de Pierre Bourdrel, diacre, le père Éric Reboul donnant l’homélie. Une dizaine de jeunes confirmands étaient présents et Benjamin, jeune catéchumène, vivait son premier scrutin.

La suite de la journée se déroula au Labor : une foule joyeuse se retrouvant pour l’apéritif et le repas partagé dans la salle à l’étage, puis le film au cinéma.
Jean-Pierre Améris, qui a réalisé 17 films et prépare actuellement Profession du père qui sortira en 2020, s’est toujours intéressé aux laissés pour compte de notre société consumériste : les prisonniers dans Les aveux de l’innocent, les réfugiés dans Maman est folle, les malades en soins palliatifs dans C’est la vie… Rien d’étonnant donc à le voir se passionner pour l’histoire de cette enfant sourde et aveugle qui serait restée dans l’animalité au fond d’un asile sans la persévérance et le génie éducatif de sœur Marguerite, incarnée avec tendresse et conviction par Isabelle Carré.

Dans l’échange qui a suivi, Jean-Pierre Améris a passionné les spectateurs en racontant les étapes de la réalisation depuis le casting qui a permis de trouver la jeune Ariana Rivoire qui interprète Marie Heurtin, jusqu’au choix des morceaux de musique classique qui rythment sa progression. Ainsi, cette petite fille handicapée, qui aurait été rejetée comme le figuier stérile de l’Évangile, put devenir une jeune fille épanouie, capable de communiquer grâce aux signes tapés dans sa main et capable même, après la mort prématurée de sœur Marguerite, d’éduquer à son tour des enfants sourds. Une vraie parabole sur cette petite fille Espérance chère à Péguy qui n’a l’air de rien du tout … et qui entraîne tout.

Michèle Debidour