Maintenir le lien à distance

Confinés mais engagés #3 – La pastorale des personnes porteuses de handicap

Les bénévoles de la pastorale des personnes porteuses de handicap font face à l’impossibilité de rencontrer les enfants et adultes qu’ils suivent habituellement.

Quand le travail d’un bénévole est essentiellement basé sur le regard, le contact, et la rencontre physique, le confinement vient sérieusement perturber sa mission. « Nous maintenons le contact par le téléphone et par écran interposé en visio, pour respecter les règles sanitaires, mais cela reste très difficile », souffle Elisabeth Gleyzal, responsable de la pastorale des personnes porteuses de handicap. L’attention pour suivre la catéchèse ou un accompagnement pour le baptême en visio n’est pas suffisante pour ce public. Cette nouvelle période de confinement complique donc la tâche de ces laïcs qui font de la rencontre fraternelle un des piliers de leur pastorale.

Une difficulté qui s’ajoute à l’angoisse et la peur des parents qui craignent pour la santé de leurs proches porteurs de handicap, et qu’ils ne soient pas considérés comme prioritaires pour le traitement et les soins en cas d’infection. Une anxiété liée à l’incertitude pour une prise en charge hospitalière. « Notre rôle est donc aussi de rassurer et d’accompagner ces familles à distance, qui doivent canaliser des enfants qui ne comprennent pas le confinement ou qui ne peuvent pas rendre visite à leur proche porteur de handicap placé dans un établissement spécialisé, qui ne reçoit pas le public pour cause de confinement ».