Edito de Mgr Michel : Les pauvres sont des personnes à rencontrer

« Les pauvres sont des personnes à rencontrer »

Cette parole du Pape François dans son message pour la 3e journée mondiale des pauvres a le mérite de la clarté. Quel est le sens de cette journée fixée au 17 novembre ? Ne sommes-nous pas appelés à faire chaque jour le pas de la rencontre ? N’y a t-il pas au fil des semaines mille et une occasions pour échanger avec une personne qui souffre de solitude, aider concrètement une famille en précarité, rencontrer un frère en détresse ? Bien sûr que si ! Cette journée consacrée à la rencontre concrète avec les pauvres qui sont tout à côté de nous se veut un signe déclencheur, une porte ouverte, un acte contagieux.

 

Reconnaissons que la tentation est grande de nous laisser gagner par la peur, par le découragement ou par l’indifférence ! La Parole de Dieu vient nous percuter de plein fouet en affirmant que l’espérance des pauvres ne sera jamais déçue : « Le pauvre n’est jamais oublié jusqu’à la fin. L’espérance des malheureux ne périt pas à jamais » (Psaume 9, 19). Comment ne pas vivre de cette promesse ?

 

À Valence, une maison Lazare ouvre ses portes en cet automne, à l’initiative du diocèse : il s’agit d’une colocation solidaire entre des jeunes professionnels, des personnes en précarité et une famille. N’hésitez pas à vous arrêter place des Ormeaux, tout près de la cathédrale, pour partager un moment avec eux ! Des paroisses organisent un repas partagé. C’est aussi la journée nationale du Secours Catholique, beaucoup d’initiatives vont se conjuguer pour que la rencontre ait lieu et soit source de joie.

 

Dans ma lettre pastorale « La joie de la mission » qui paraît en cette rentrée, je nous invite tous à « toucher en direct les pauvres ». « Nous sommes appelés à découvrir le Christ en eux », nous dit encore le Pape François, « à prêter notre voix à leurs causes, mais aussi à être leurs amis, à les écouter, à les comprendre et à accueillir la mystérieuse sagesse que Dieu veut leur communiquer à travers eux » (La joie de l’Evangile, numéro 198).