Vendredi 16 février

Pause Carême du 16 février

Aujourd’hui c’est le Père Stéphane NGUYEN-HUNG curé de la paroisse  Saint Pierre des Monts du Matin qui nous présente la Pause Carême.

Vendredi 16 février 2018

« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où
l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. » (Mt 9, 15).

En ce premier vendredi, nous revenons sur les questions du jeûne pendant ce
temps de carême.

Quelle pratique, quel sens pourrions-nous donner ? Il nous faut bien un
discernement sincère pour que ces pratiques nous apportent de vrais fruits.
On peut aller plus loin dans notre méditation en posant la question même sur
ce temps de carême. Est-il nécessaire et important ? Oui, car pour nous les
hommes, il nous faut bien des repères, des évènements qui marquent notre
temps, nous avons besoin de faire des efforts, des challenges qui nous aident à
nous avancer dans notre vie d’homme, de foi, de charité et de l’espérance. Ne
vivons pas ce temps avec une sorte de machinerie.

Nous sommes animés par l’Esprit-Saint avec les paroles de vie du Christ, sa
nourriture céleste qui est son corps et son sang.
Si nous faisons des pratiques pour marquer ce temps comme le jeûne, ce n’est
pas pour avoir des mérites mais pour bien montrer que nous sommes attachés
au Christ, à Dieu.

Nous le faisons par amour comme Dieu lui-même fait pour nous car il nous
aime, malgré notre infidélité quand nous sommes touché par la souffrance ou
par la séduction de ce monde.
Nous avons besoin du pardon, de vivre le pardon entre les frères.

Ne faisons pas comme des gens qui restent encore en ignorance, mais faisons
en sorte que nos pratiques soient celles des enfants qui aiment et qui
cherchent sans cesse le pardon du Père très aimant.

Père Stéphane NGUYEN

« Est- ce là le jeûne qui me plaît ? » (Is 58, 1-9a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas !
Que s’élève ta voix comme le cor !
Dénonce à mon peuple sa révolte,
à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent me consulter jour après jour,
ils veulent connaître mes chemins.
Comme une nation qui pratiquerait la justice
et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu,
ils me demandent des ordonnances justes,
ils voudraient que Dieu soit proche :
« Quand nous jeûnons,
pourquoi ne le vois-tu pas ?
Quand nous faisons pénitence,
pourquoi ne le sais-tu pas ? »
Oui, mais le jour où vous jeûnez,
vous savez bien faire vos affaires,
et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles,
en coups de poing sauvages.
Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui
que vous ferez entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît,
un jour où l’homme se rabaisse ?
S’agit-il de courber la tête comme un roseau,
de coucher sur le sac et la cendre ?
Appelles-tu cela un jeûne,
un jour agréable au Seigneur ?

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci :
faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
accueillir chez toi les pauvres sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »

(50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19)

R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, 
un cœur brisé et broyé. (50, 19b)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » (Mt 9, 14-15)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur.
Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.    
Ainsi le Seigneur sera avec vous.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur. (cf. Am 5, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. »