Mercredi 14 février (mercredi des cendres)

Aujourd’hui c’est le Père Stéphane NGUYEN-HUNG curé de la paroisse  Saint Pierre des Monts du Matin qui nous présente la Pause Carême.

Mercredi des Cendres 14 février 2018

En ce mercredi des cendres, nous rentrons dans le temps de Carême.
C’est un temps de préparation aux fêtes pascales où chacun peut prendre le
temps pour fait le point concernant sa vie, sa foi et son espérance. Le guide
important pour faire ce travail est bien l’Amour de Dieu dans sa Vérité.

Vous savez, en tant qu’homme, nous faisons beaucoup de choses sous
influence de nos relations parce que nous sommes des êtres sociables. Et j’ai
envie de dire que c’est normal. Mais il me fait poser cette question : Est-ce que
parfois ne faisons-nous en pas un peu trop de ce qu’il faut ? 

Nous allons de temps à autre trop loin pour rechercher la reconnaissance aux yeux des
hommes ? Pour fonder notre bonheur terrestre par une apparence trompeuse,
jusqu’au point d’une pratique religieuse conformiste ? C’est ce que nous
entendons en ce mercredi au passage de l’Évangile selon Saint Matthieu par
lequel Jésus nous invite à un Amour vrai comme lui-même nous a montré
l’exemple.
«Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant
les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour
vous auprès de votre Père qui est aux cieux
. » (Mt 6,1).

Chaque personne est unique, créée par Dieu et aimée par le Cœur
aimant du Christ. Nous sommes tous différents, mais si nous sommes aimés par
le même amour de Dieu et nous L’avons comme Père, nous sommes invités à
aimer aussi de ce vrai Amour en Vérité et non pas par l’apparence.
Le Christ, au seuil de notre carême, nous propose à vraiment méditer sur
notre relation avec Dieu le Père, cette relation que le Christ a toujours
entretenue par des temps de prière à l’écarte, dans les lieux déserts. Dieu aime
chacune, chacun avec le même amour mais bien différemment.

Nous lisons bien ces propos dans l’introduction de l’Amoris Laetitia par
notre Pape François. Nous avons la même foi, la même charité, la même
espérance, mais nous vivons ces dimensions différemment entre les
continents. 

Cultivons et nourrissons en nous cet Amour en Vérité avec Dieu et
restons dans un amour fraternel le plus sincère entre les frères et les sœurs
dans le Christ.

Père Stéphane NGUYEN

 

« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements »

(Jl 2, 12-18)
Lecture du livre du prophète Joël

Maintenant – oracle du Seigneur –
revenez à moi de tout votre cœur,
dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements,
et revenez au Seigneur votre Dieu,
car il est tendre et miséricordieux,
lent à la colère et plein d’amour,
renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir,
il pourrait renoncer au châtiment,
et laisser derrière lui sa bénédiction :
alors, vous pourrez présenter offrandes et libations
au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion :
prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte,
rassemblez les anciens,
réunissez petits enfants et nourrissons !
Que le jeune époux sorte de sa maison,
que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel,
les prêtres, serviteurs du Seigneur,
iront pleurer et diront :
« Pitié, Seigneur, pour ton peuple,
n’expose pas ceux qui t’appartiennent
à l’insulte et aux moqueries des païens !
Faudra-t-il qu’on dise :
“Où donc est leur Dieu ?” »

Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays,
il a eu pitié de son peuple.

PSAUME    (50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

« Laissez-vous réconcilier avec Dieu. Voici maintenant le moment favorable » 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens 5, 20-6,2

Frères,
nous sommes les ambassadeurs du Christ,
et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel :
nous le demandons au nom du Christ,
laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché,
Dieu l’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu,
nous vous exhortons encore
à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture :
Au moment favorable je t’ai exaucé,
au jour du salut je t’ai secouru.
Le voici maintenant le moment favorable,
le voici maintenant le jour du salut.

« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » 

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi,délivrance.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,et ta loi, délivrance

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6, 1-6.16-18

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes
quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire-toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret
te le rendra. »