Mardi 20 février

Aujourd’hui c’est Marie-Jeanne MENNESON, Pastorale de la santé, paroisse St Émilien de Valence,  qui nous accompagne dans la Pause Carême.

Notre méditation de ce matin portera sur cette demande :

« Donne-nous
aujourd’hui, notre pain de ce jour ».

Donne-nous
et pas seulement donne-moi !! …. Même si je dis cette prière tout seul.
Ce « Nous » ouvre mon cœur et me relie à toute l’humanité…. mais il ne
faudrait pas que j’oublie de m’inclure dans ce « nous ».
Des personnes prient régulièrement Dieu d’aider les autres, mais ne
demandent rien pour elles-mêmes.
« Dieu connait mes besoins, inutile de l’importuner…»
Elles ne le font que si la cause est grave que l’aide de Dieu est indispensable.
Ou bien se disent-elles : « qui suis-je pour demander à Dieu de me donner
quelque chose ? »
Pourtant, dans la prière des heures, les prières commencent par « Dieu, viens à
mon aide, Seigneur à notre secours ».
Elles sont donc à la fois, un appel personnel « mon aide » et un appel
communautaire « notre secours », car lorsque je prie, c’est toujours en
communion avec toute l’Eglise que je prie.
Et si, dès mon réveil, je décidais de dire à Dieu que j’attends tout de Lui, que
j’accepte de dépendre de Lui pour toute cette journée ?

Aujourd’hui
Nous vivons dans une société qui incite à prévoir, à faire des réserves pour ne
manquer de rien.
Mais dans d’autres parties du monde, des hommes et de femmes ne vivent
qu’au jour le jour, sans savoir s’ils trouveront de quoi manger, où ils dormiront,
ni même, dans les pays en guerre, s’ils échapperont à la mort …. Aujourd’hui.
Eux demandent et remercient pour aujourd’hui … en souhaitant qu’il y ait un
« demain ».
Ils sont comme les hébreux dans le désert auxquels, à la demande de Moïse,
Dieu envoyait le pain du ciel. De ce pain, les Hébreux devaient chaque jour
prélever leur ration quotidienne et pas plus, sauf le sixième jour où ils étaient
autorisés à ramasser une double ration pour respecter les obligations du
sabbat (Ex 16, 4-5).
C’est tous les jours que nous devrions demander à Dieu de quoi vivre….en
oubliant le frigidaire et le congélateur !!

Notre pain de ce jour.
Chacun peut comprendre « le pain de ce jour » comme celui de la nourriture
quotidienne demandée à Dieu, pour notre survie physique, biologique.
Mais le terme grec epiousios traduit par « de ce jour », signifie aussi : «
nécessaire » « essentiel » et même « supersubstanciel » ; bref, tout ce dont
nous avons besoin pour vivre debout et pleinement notre humanité…
Si nous croyons en l’alliance d’amour que Dieu veut faire avec les hommes, il
n’est pas étonnant qu’il soit prêt à nous donner tout pour que cette alliance
réussisse.

Et Dieu ne se lasse pas de le faire ….

Mais nous, saurons nous demander et accepter de recevoir tout ce que Dieu
veut nous donner gratuitement pour vivre cette journée: le pain nécessaire à
notre corps, mais aussi sa Parole afin connaitre sa volonté, et le pain
eucharistique qui donne la force de la faire?

Marie-Jeanne MENNESON

Ma parole fait ce qui me plaît

Lecture du livre du prophète Isaïe  55, 10-11

Ainsi parle le Seigneur :
« La pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission. »

PSAUME 34, 4-5, 6-7, 16-17, 18-19

R/ De toutes leurs angoisses,
Dieu délivre les justes.

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Le Seigneur regarde les justes,
il écoute, attentif à leurs cris.
Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.

« Vous donc, priez ainsi »

Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  6, 7-15

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez,
ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas,
car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »