Communiqué de Mgr Pierre-Yves Michel

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de Mgr Pierre-Yves Michel, du 21 décembre 2018.

Valence, le 21 décembre 2018

Communiqué de Pierre-Yves Michel, évêque de Valence

Suite au reportage diffusé sur France 3 Rhône-Alpes hier, le 20 décembre 2018, qui a pu légitimement troubler des personnes, je tiens à apporter des précisions et des corrections sur plusieurs éléments me concernant qui sont inexacts.

Prêtre du diocèse de Lyon ordonné en 1991, j’ai été nommé vicaire à la paroisse Saint-Luc de Sainte-Foy-lès-Lyon en 1995, et non 1992 comme annoncé dans le reportage, c’est à dire 4 ans après le départ de Bernard Preynat de la paroisse Saint-Luc. J’ai été au service des jeunes, mais je n’étais pas aumônier du groupe scout Saint-Luc, dont le curé de la paroisse avait la charge. Aucune famille, aucun jeune ne m’ont fait de confidences au sujet des agissements délictueux de Bernard Preynat. De 1993 à 1995, j’étais en formation à l’ISPC (Institut Supérieur de Pastorale Catéchétique) à Paris.

Comme délégué épiscopal chargé de la catéchèse à partir de 1996, je n’avais pas affaire particulièrement à Bernard Preynat. Vicaire général du cardinal Barbarin à partir de 2007, comme je l’ai écrit dans la tribune publiée par La Croix le 29 août 2018 (https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Affaire-Barbarin-nous-sommes-temoins-2018-08-29-1200964770), j’ai été témoin du choix du cardinal de faire la clarté et d’écouter les victimes dans toutes les affaires nouvelles qui se présentaient.

Jusqu’à ma rencontre en 2016 avec Olivier, victime de Bernard Preynat citée dans ce reportage, je n’avais alors jamais rencontré de victimes ou de familles de victimes de Bernard Preynat identifiées comme telles. Cette rencontre fait partie pour moi des rencontres marquantes. Et je comprends que le drame vécu par les victimes de Bernard Preynat soit très difficile à supporter.
Je précise, en outre, que cette rencontre avec Olivier a eu lieu à la demande d’une personne de son entourage, en présence de cette même personne et non dans le cadre d’une retraite spirituelle comme indiqué dans le reportage.

Lorsque j’ai été interrogé par la gendarmerie sur ce que je savais, dans le cadre de l’enquête menée sur les agissements de Bernard Preynat, j’ai répondu aux enquêteurs en toute transparence. Je n’ai jamais rien caché et la découverte de l’énormité des faits a posteriori est une vraie blessure.

Comme évêque de Valence, ma priorité c’est l’attention donnée aux victimes et la prévention. Pour cela, je poursuis mon engagement de façon très claire à ce que tous les faits soient signalés au procureur de la République. Une cellule d’écoute a été créée en 2016, une journée de prévention a été vécue à Valence le 15 décembre dernier.
La prévention et la lutte contre la pédophilie sont un sujet majeur qui nécessite la collaboration de tous, la sérénité des échanges et un respect scrupuleux de la vérité.

+ Pierre-Yves MICHEL
Évêque de Valence