Deux jeunes du diocèse aux JMJ de Panama : retour sur une aventure magnifique

Deux jeunes de la paroisse Sainte-Anne de Bonlieu, Hugo et Landry, ont participé aux 34e journées mondiales de la jeunesse (JMJ) au Panama. Ils nous racontent cette aventure à l’autre bout du monde vécue autour du pape François avec les jeunes de tous les pays !

Comment vous est venue l’idée de participer aux JMJ 2019 au Panama ? Et comment s’est passé le voyage ?

Landry : Ayant déjà participé aux JMJ de Pologne en 2016 j’ai absolument voulu participer à celles de Panama en 2019 !
Nous sommes partis avec la communauté des béatitudes ! Ce qui était super intéressant avec ce groupe que l’on était plusieurs jeunes de pays différents !

Hugo: Ayant évolué au sein d’une famille chrétienne, je fus informé de l’existence des JMJ durant mon adolescence par mes grands-parents. Lors de ma préparation à la confirmation en 2015, le sujet fut remis sur la table par nos encadrants. L’idée de rencontrer des jeunes de nationalités diverses qui ont en commun la foi m’a immédiatement attiré. S’en suivit ensuite la participation de Landry aux JMJ de Cracovie pendant l’été 2016, auxquelles je n’ai malheureusement pas pu participer car je travaillais durant cette période. Déçu de ne pouvoir partir avec mon ami à Cracovie en 2016, j’ai donc pris la décision à son retour de participer avec lui aux prochaines, quand et où qu’elles soient. J’ai rapidement appris que celles-ci se dérouleraient trois ans plus tard au Panama. Une aubaine pour moi qui rêvait de visiter l’Amérique latine ! Nous sommes partis avec la communauté des Béatitudes. Le jour du départ, nous nous sommes tous rejoint à l’aéroport Charles de Gaule et avons fait connaissance avec le groupe de JMJistes. Il fut agréable de constater que le groupe comportait des polonais, des allemands, des suisses et des autrichiens, ce qui nous permettait de baigner dans un multiculturalisme avant même d’être sur place !

Une fois sur place que s’est-il passé ?

Landry : Personnellement toutes les personnes que j’ai rencontrées étaient super sympas ! Dans tous les lieux où nous sommes passés les panaméens nous ont super bien accueillis ! Dans le groupe tout le monde s’entraidait avec un vrai esprit de partage!

Hugo : Après notre départ de Paris, et après avoir transité par Toronto au Canada

, nous avons atterri à San José douze heures plus tard. A peine sorti de l’aéroport nous avons pris un bus qui nous déposait au lieu où nous passerions la nuit. Là nous attendaient nos familles qui nous ont gentiment hébergées par groupe de deux ou trois pour une nuit seulement. Dès le lendemain matin nous nous sommes mis en route pour le Panama. Sur place, nous nous sommes séparés en deux groupes à savoir : un groupe de trek itinérant, et un groupe d’évangélisation. Nous devions nous retrouver la semaine suivante à Panama city pour vivre ensemble le temps des JMJ. Landry et moi avons opté pour le trek car c’est là une passion que nous partageons. Nous avons donc commencé notre périple d’une semaine, encadré par le Frère Andréas et le père Etienne, deux marcheurs chevronnés, ainsi que trois guides locaux. Nous marchions en moyenne huit heures par jour (parfois plus, parfois un peu moins), tout en accompagnant notre effort de louanges et de temps silencieux. Sur les coups de midi, nous, nous arrêtions pour célébrer une messe en pleine nature : Jamais la phrase biblique « tu me loueras en tout temps et en tout lieu » n’avait pris tant sens à mes yeux.

Même si l’effort fut parfois intense la beauté des lieux et les louanges nous permettaient d’être dans un état de plénitude rare, et le détour par quelques cascades naturelles au retour nous permit de nous détendre après l’effort continu de la journée. De paysages en paysages, nous avons finalement terminé notre périple par l’ascension du Volcan Barú, qui, culminant à 3475 mètres d’altitude demeure le plus haut sommet du Panama. Le splendide panorama à 360 degrés que celui-ci offre permet de contempler à la fois, l’océan Atlantique, et Pacifique. Au pied du Volcan à huit heures, les premiers d’entre nous ont atteint le sommet sur les coups de midi. Ce fut, pour ma part, la marche la plus intense que j’ai pu pratiquer jusqu’à présent… Mais quelle belle expérience ! Elle me permit de franchir un nouveau cap dans mon dépassement personnel mais aussi de célébrer une messe des plus insolites au sommet du volcan. Même si une vaste mer de nuages rendait impossible la vue des deux océans, celle-ci donna un coté presque divin à cette célébration sur le toit du pays.

À peine le temps de récupérer de l’ascension du Barú que nous voilà dès le lendemain dans le bus pour Panama city. Huit heures plus tard, nous voici arrivés à la paroisse San Bernardo où nous retrouvons nos nouvelles familles qui nous accueilleront cette fois pour la semaine. Le couple qui nous a accueilli, Landry et moi, fut d’une bienveillance que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Chaque matin notre mère panaméenne nous préparait un copieux déjeuner à l’anglaise et se proposait, dans la foulée, de nous conduire à la paroisse où nous retrouvions le groupe chaque matin pour partir ensuite en vadrouille dans Panama city et prendre part aux activités. Et à notre retour chaque soir, un copieux dîner et deux lits douillets nous attendaient.

S’en suivirent ensuite la grande messe d’ouverture des JMJ, dans la baie de Panama city, le chemin de croix, et enfin la grande veillée à 700 000 et la messe de clôture le 27 Janvier.

Quels souvenirs gardez-vous de ces journées ?

Landry : J’ai eu plusieurs temps forts que ce soit les messes dans des lieux super beaux et insolites, le passage du pape à 2 ou 3 mètres de moi ! Les moments passés avec les pèlerins à chanter rigoler… Les mots-clés pour ces JMJ ce sont: joie / aventure / partages / rencontres .

Hugo : Pour ce qui est des bons souvenirs … difficile de choisir tant ils furent abondants ! Toutefois pour n’en évoquer qu’un je dirais la messe d’ouverture dans la baie : pendant toute la messe, je ne pouvais m’empêcher de regarder circulairement autour de moi pour profiter au maximum de l’instant présent. Imaginez-vous autour de vos amis, dans une chaleur ambiante et sous un grand soleil, entouré de jeunes qui comme vous partagent cette force qu’est la foi ; et tout cela dans un décor idyllique… Un vrai bonheur.

Bon, le séjour ne fut pas tout rose il est vrai, il y eut certaines erreurs d’organisation et quelques petits ratés, mais pas de réel problème. Nous avons eu quelques blessés pendant le trek et un passage à l’hôpital fut nécessaire pour deux d’entre nous, toutefois, la mésaventure fut vite remplacée par des rires et des situations amusantes comme, par exemple, l’arrivée de quatre journalistes locaux venus photographier les premiers pèlerins admis dans les hôpitaux panaméens. Leur motivation de nous prendre en photo était telle que certains proposèrent de nous rémunérer !

Venu accompagner mes camarades blessés, je fus même interviewé à propos de la qualité des services de soins du Panama !

Amitié, rencontre, paysages, joie et partage. Ce sont pour moi les cinq mots qui résument le mieux ce que j’ai vécu là bas.

Projetez-vous d’aller à Lisbonne en 2022 ? Est-ce que vous le recommanderiez à d’autres jeunes ?

Landry : Évidemment que j’irai à Lisbonne en 2022! Ce seront mes troisièmes JMJ et pour moi c’est quelque chose à ne pas louper !

Hugo : Dès l’annonce faite par le pape lors de la messe de clôture Landry et moi nous sommes promis de participer aux JMJ de 2022. J’espère retrouver là-bas mes amis rencontrés pendant ces JMJ 2019 ; notre famille d’accueil panaméenne nous a même confirmé sa présence au Portugal. Ce sera donc l’occasion de belles retrouvailles, j’en suis sûr !

Je recommande cette expérience à quiconque. Au-delà de l’aspect religieux, les JMJ sont un rassemblement unique de part la dimension multiculturelle et sociale qu’ils apportent. Cette aventure ne m’a pas seulement permis d’avancer considérablement sur mon chemin de foi : elle m’a aussi fait grandir et m’a permis de me connaitre davantage. Enfin elle m’a fait rencontrer des personnes touchantes et intéressantes que je ne suis pas prêt d’oublier. Il fut également très intéressant pour moi de parler à la fois espagnol et anglais tout au long du séjour.

Ce ne serait point extrapoler que de dire que ce fut une expérience déterminante dans ma vie de jeune adulte… et de futur journaliste !

Propos recueillis par Delphine Plantevin