« Mettre les compétences de chaque diocèse au service de l’autre »

A l’occasion de la rentrée scolaire, François Papin, nouveau directeur diocésain de l’enseignement catholique Drôme Ardèche fait le point sur les enjeux de cette nouvelle année et sur le rapprochement entre les deux diocèses au niveau de l’enseignement.

La rentrée scolaire 2026 est particulière, avec le rapprochement des directions diocésaines de l’Enseignement catholique de la Drôme et de l’Ardèche. Quels sont les principaux enjeux de cette nouvelle organisation ?

L’enjeu est de mettre les compétences de chaque diocèse au service de l’autre et, finalement, de gagner en compétences des deux côtés. Jusqu’à présent, nous avions deux petites DDEC, qui avaient concentré leurs moyens sur certains thèmes. Sur d’autres dossiers, nous ne pouvions pas être aussi performants, faute de moyens suffisants pour les suivre.

Les deux DDEC étaient en réalité très complémentaires. Je pense donc que nous allons gagner en compétences dans l’accompagnement des établissements, aussi bien en Drôme qu’en Ardèche.

 

Ce rapprochement va-t-il permettre de développer des projets communs ?

Oui, je le pense. Il y aura des projets communs. Mais les projets dépendent aussi des évêques : le projet pastoral de chaque diocèse demeure prioritaire et nous n’irons pas au-delà de ce cadre.

Il existe néanmoins beaucoup de choses que nous pouvons réaliser ensemble. Et, de toute façon, c’est l’Évangile qui nous guide : il est universel.

 

Chaque diocèse possède ses propres orientations diocésaines. Vont-elles être regroupées ou retravaillées ?

Les orientations ardéchoises sont un peu anciennes. Nous allons donc mener avec mon équipe un travail de relecture. Nous allons forcément conserver les orientations de la Drôme, qui viennent tout juste de naître.  Elles doivent perdurer, puisqu’elles sont très récentes et qu’elles ont été travaillées par  l’ensemble des équipes. Il n’est pas question de revenir aujourd’hui sur ce projet.

Il faudra ensuite voir si l’Ardèche peut s’en inspirer et si nous pouvons construire quelque chose de commun dans les années à venir. Je n’ai pas encore la réponse, car ce travail n’a pas encore été mené.

 

Certaines expériences conduites dans l’un des deux diocèses pourront-elles être déployées dans l’autre ?

Ce qui fonctionne très bien dans la Drôme, c’est toute la partie consacrée à la formation des enseignants et des chefs d’établissement. Une véritable proposition existe, avec notamment un catalogue de formations. Cela constituera clairement une plus-value pour l’Ardèche.

En Ardèche, nous disposions d’un véritable pôle de gestion, avec une personne possédant de solides compétences dans les domaines juridique et social. Cette expertise pourra être mise au service des établissements drômois.

 

Un questionnaire national sur les violences sexuelles à tous les âges a récemment été annoncé. Comment percevez-vous cette démarche ?

Je crois qu’il faut être très, très prudent. Il faut écouter les victimes, c’est une certitude, et il faut les soutenir. Il faut également faire son mea culpa lorsqu’il est avéré que nous n’avons pas été à la hauteur. Cela est très clair.

Mais je pense qu’il faut prendre chaque cas séparément. Il me semble que nous ne pouvons pas faire de généralités sur ce sujet. Ce qui est certain, c’est que je ne pourrai pas tolérer une politique qui consiste à mettre les choses sous le tapis. S’il y a des brebis galeuses dans notre troupeau, il faudra les en faire sortir. Je ne cacherai pas les choses.

 

La baisse démographique entraîne une diminution du nombre d’enfants et d’élèves. Est-ce une source d’inquiétude pour l’Enseignement catholique ?

C’est inquiétant. Mon objectif est de conserver le pourcentage d’implantation de l’Enseignement catholique dans nos diocèses. Si nous parvenons déjà à maintenir cette proportion, cela signifiera que nous aurons préservé sa présence.

Cela ne sera pas facile. Dans certains endroits, il faudra peut-être fermer des écoles, avec le risque de ne plus avoir de proposition à offrir aux familles dans certains territoires. C’est ce qui me préoccupe le plus. Nous devrons essayer de trouver un équilibre afin de conserver une présence de l’Enseignement catholique dans nos deux diocèses.

 

De plus en plus de familles semblent choisir l’Enseignement catholique avant tout pour la qualité de l’enseignement. Faut-il renforcer l’affirmation de son identité propre ?

Il faudra aussi demander à ces familles pourquoi elles viennent chez nous. Il ne faut vraiment pas oublier nos racines.

Je ne veux pas faire de clientélisme. Les familles viennent chez nous pour une proposition unique et différente


Le Secours Catholique agit contre la pauvreté et en faveur de la solidarité en soutenant les plus fragiles à travers un accompagnement financier et convivial pour sortir de l’isolement. 

C’est un mouvement d’Eglise mais aussi reconnu par l’Etat pour sa dimension caritative. 

Il est donc reconnu comme un acteur de la société civile ouvert à tous sans prosélytisme.

« Dans ce temps de l’avent nous sommes appelés à ouvrir l’horizon de notre cœur, à   nous faire surprendre par la vie qui se présente chaque jour avec ses nouveautés »

Pape François

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