Crois-tu en cela ?
La semaine de prière pour l’unité des chrétiens débute samedi 18 janvier et se terminera le 25 janvier. Plusieurs paroisses du diocèse, dont celles de Valence et de Romans, participent à ce temps de fraternité oecuménique. C’est un abbé lyonnais qui est à l’origine de ce rendez-vous initié en 1933.
Cette année marque le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique, qui se tint à Nicée, près de Constantinople, en 325. Cette commémoration offre une occasion unique de réfléchir à la foi commune des chrétiens et de la célébrer, telle qu’elle est exprimée dans le Credo formulé lors de ce concile ; une foi qui, encore aujourd’hui, reste vivante et porte des fruits.
La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025 est une invitation à puiser dans cet héritage commun et à pénétrer plus profondément dans la foi qui unit tous les chrétiens. Le thème de cette nouvelle édition est « Crois-tu cela ? » (Jean 11,26)
La semaine universelle de prière pour l’unité des chrétiens a vu le jour en 1935, dans la première moitié du XXe siècle, qui aura été celui du rapprochement entre les chrétiens et de l’émergence du mouvement œcuménique. C’est l’abbé Paul Couturier (1881-1953), prêtre diocésain ordonné en 1906, licencié en sciences physiques, qui enseignait les sciences à l’institution des Chartreux à Lyon, qui a initié cette semaine.
Du 20 au 22 janvier 1933, il a lancé à Lyon, en l’église Saint-François-de-Sales, trois jours (un triduum) de prière pour l’unité sur la base de la formule unioniste d’un retour à l’Église catholique. Le triduum devint, dès l’année suivante, « octave de prière pour l’unité des chrétiens » puis « semaine de prière pour l’unité chrétienne », du 18 au 25 janvier de chaque année. Soutenus par le métropolite Euloge, des orthodoxes participent à la semaine à partir de 1935. Par petites touches, il subvertit la formule unioniste jusqu’à ce qu’elle devienne, en 1937, « l’universelle prière des chrétiens pour l’unité chrétienne », « comme le Christ la veut et par les moyens qu’il voudra ». Il n’est plus question d’un retour au bercail romain mais d’une émulation spirituelle convergente avec le vœu du Christ : « Qu’ils soient un » (Jn 17, 11).
Dès lors, l’« œcuménisme spirituel » est né : les divers rameaux de la chrétienté peuvent s’approprier une prière dépourvue de tout accent prosélyte.
Le mouvement de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne a rapidement pris une dimension interconfessionnelle et internationale. L’abbé lyonnais composa et envoya dans le monde entier ses fameux « tracts » à partir de son bureau à l’institution des Chartreux. Ces tracts donnaient un thème pour l’année, des textes bibliques et prières pour chaque jour de la semaine, voire un chant composé pour l’occasion, dans des formes diverses allant du feuillet dépliant à la brochure d’une vingtaine de pages.
A Romans-sur-Isère, une célébration œcuménique (catholiques, protestants, évangéliques, apostoliques réunis des alentours de Romans et Bourg de Péage) aura lieu au temple de l’Eglise Protestante Unie, samedi 18 janvier à 18h.
A Valence, c’est mercredi 22 janvier à 20h qu’aura lieu la célébration oecuménique, à
l’église apostolique arménienne Saint-Sahag, rue de la Cécile.
