La nouvelle traduction du Notre Père entre en vigueur le 3 décembre

Le premier dimanche de l’Avent ouvre l’année liturgique. C’est la raison pour laquelle les évêques français, réunis à Lourdes en assemblée plénière de printemps, ont choisi la date du 3 décembre 2017 pour rendre effective la nouvelle traduction du Notre Père.


« Ne nous soumets pas à la tentation » devient « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». La version actuelle du Notre Père est utilisée depuis 1966, à la suite d’un accord œcuménique signé après Vatican II. « Ne nous laissez pas succomber à la tentation » était devenu « Ne nous soumets pas à la tentation ».

En fait le verbe grec « Eisphérô » (Mt 6,13) signifie littéralement « porter dans », « faire entrer ». Cela n’a pas échappé aux acteurs de la traduction intégrale en français de la Bible liturgique en 2013. « Ne nous soumets pas à la tentation » laissait supposer une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché, comme s’il pouvait être l’auteur du Mal. Cette traduction pouvant prêter à confusion a conduit à un approfondissement théologique et à la nouvelle traduction : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Belle occasion de se réapproprier la prière du Christ lui-même.

Quand les disciples demandent à Jésus « apprends-nous à prier » (Lc 11,1), il leur partage les paroles qu’il adresse à son Père. Prier le Notre Père c’est prononcer les mots du Fils jusqu’à le laisser prier en nous. Dans la célébration eucharistique, prier le Notre Père c’est entrer en communion avec nos frères et avec Dieu lui-même. Le Notre Père est la prière du chrétien par excellence. C’est une prière communautaire : nous ne disons pas « Mon Père » mais « Notre Père ».

Après l’adresse, « Notre Père qui es aux Cieux », Jésus met sur nos lèvres sept demandes. Quatre expriment nos besoins fondamentaux, trois autres marquent notre combat contre le Mal. Le pardon reçu qu’ouvre le pardon donné, l’aide pour résister à la tentation et enfin la délivrance de l’auteur du péché, le Mauvais.

Prier le Notre Père c’est accueillir l’Esprit Saint envoyé en nos cœurs pour crier « Abba, Père ». Le Notre Père est une école de prière simple et accessible, qui nous invite avec humilité à redire sans cesse : « Seigneur, apprends-nous à prier ».

Pour aller plus loin : retrouvez le dossier de la Conférence des Évêques de France sur : eglise.catholique.fr
Livre : Seigneur apprends nous à prier, Éd. Mame Tardy.
Diffusion catéchistique de Lyon.

Colette Caudron, Service Famille et Jeunes