Aujourd'hui 23 novembre nous fêtons : Saint Clément Ier - Pape (4 ème) de 88 à 97 et (...)

Diocèse de Valence

Facebook
    Vous aimez cet article?
    Partagez le.


    Vous aimez ce site, dites le sur Facebook !
« Le dimanche est la preuve que l’économie n’a pas le dernier mot »

Le dimanche est en danger. On nous annonce en effet une « réforme » qui pourrait venir au printemps devant les députés. En projet : élargir les possibilités d’ouvrir le dimanche. Au moment où nous préparons la
grande fête de Pâques, la fête de la libération et de la vie, rappelons que le dimanche est la réplique hebdomadaire de Pâques. Mais laissons la parole à l’archevêque de Rouen, Mgr Jean-Charles Descubes, selon l’interview donnée récemment au Pèlerin.


   

- Qu’est-ce que le dimanche, pour vous ?
D’abord, c’est le jour du Seigneur, celui où l’on célèbre sa résurrection, celui que Dieu a souhaité comme un temps de repos. Faire coïncider cette célébration avec ce jour de repos, cela a beaucoup de sens pour nous, chrétiens. Le président de la République, qui aime à disserter sur les traditions chrétiennes de la France, devrait savoir que le repos dominical s’inscrit dans cette tradition. Ensuite, le dimanche est un
temps nécessaire pour la vie de famille, la rencontre, la vie sociale, culturelle, sportive. C’est le seul jour où les générations peuvent se retrouver. Enfin, c’est un moment important pour l’équilibre de la vie, tellement mis à mal par le rythme de la semaine avec ses temps de transport !
Le dimanche casse un temps de travail répétitif, laisse à chacun la liberté de son emploi du temps.
C’est la preuve que l’économie et le travail n’ont pas le dernier mot.

- Le président affirme vouloir donner, avec le dimanche, la « liberté de
travailler plus pour gagner plus » …

Cela pose une vraie question. Pourquoi les salariés doivent-ils gagner plus ? Parce que leur salaire ne leur permet pas de vivre convenablement sans ce sur-travail. C’est la tendance libérale : on laisse les gens libres de faire ou de ne pas faire, mais on supprime les moments de cohésion sociale.
Il y a toujours eu des gens qui travaillaient le dimanche, mais c’était précisément pour permettre cette vie sociale : les transports, la santé, la culture ... Etendre le travail du dimanche dans le secteur marchand, c’est mutiler la vie sociale, c’est mettre l’argent au centre de tout. C’est donner l’impression que l’argent et le luxe peuvent faire le
bonheur. Or, je vois s’accroître, dans la même proportion, l’envie et le ressentiment de ceux qui n’ont pas d’argent. On va faire
exploser la société.

- Que demandez-vous au gouvernement ?
Qu’il respecte le dimanche comme jour habituel de repos, en sachant qu’il peut y avoir des exceptions comme c’est le cas aujourd’hui. Le dimanche est une tradition liée à l’identité française. Si ce gouvernement y est vraiment attaché, qu’il la respecte.

Mgr Jean-Charles DESCUBES
Archevêque de Rouen

Extrait du Trait d’Union n° 152 de Mars 2008, bulletin de la paroisse St Vincent de l’Hermitage






                Hébergement: C.E.F | Suivre la vie du site RSS 2.0 | SPIP