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Diocèse de Valence

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Le Concile d’EPAONE (en 517)… il y a 1500 ans !

Le samedi 4 novembre 2017, pour cet anniversaire, le P. Philippe Maurin a donné une conférence à Anneyron. Dans un discours précis, accessible à tous, et avec ses compétences d’historien, il a captivé son auditoire. Une salle bien remplie du château de Larnage.


   


Crédit photo « Bernard BALLESTER CLP/DL »

Le Concile d’Epaone est un concile provincial. Convoqué par l’évêque de Vienne, Avit, il rassemblera 24 évêques, dont Apollinaire évêque de Valence.
Leurs diocèses correspondent aux limites du territoire burgonde.
Le lieu où s’est tenu ce Concile n’est pas certifié, mais l’hypothèse la plus probable est Albon.

Après avoir situé l’événement dans son contexte historique et ecclésial, le P. Philippe Maurin nous a résumé le résultat de ce Concile :
40 « canons », qu’il a regroupés en 6 catégories :
-  Canons disciplinaires concernant le clergé : ils visent à conforter l’autorité du métropolitain et des évêques vis-à-vis de leur clergé et des moines. Ils détaillent certains interdits pour la vie des clercs. Il fait mention des esclaves et supprime les diaconesses.
-  Concernant le patrimoine : le concile distingue biens personnels et biens d’Eglise.
-  Concernant le culte : pour harmoniser les pratiques liturgiques et limiter les oratoires privés et leurs célébrations.
-  Concernant le mariage : sur les unions interdites.
-  Concernant les relations avec les hérétiques (Ariens) et avec les juifs : des indications pour la vie sociale.

Le Concile d’Epaone ne donne pas un code complet. Il redit des choses et tente de régler des questions nouvelles. La vie ecclésiale s’organise sans référence à Rome, bien lointaine. Une organisation diocésaine et provinciale.
Ce qui domine : le pragmatisme plus que des préoccupations doctrinales et spirituelles.
L’objectif semble être l’organisation matérielle et administrative de l’Église, allant de pair avec un souci disciplinaire et social.

Il n’est pas le reflet de l’Église universelle, mais il nous parle de l’Église gauloise en Royaume Burgonde au début du VI° siècle.
Il prête, comme toujours en matière législative, plus d’attention aux faiblesses qu’aux bonnes actions.
Merci au P. Philippe Maurin pour cette page d’histoire dévoilée !
Et, sur son conseil, évitons de porter des jugements sur l’œuvre de nos prédécesseurs.

P. Daniel Blanc, avec le secours des notes du P. Maurin.





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