Aujourd'hui 21 décembre nous fêtons : Saint Pierre Canisius - Docteur de l’Église (✝ (...)

Diocèse de Valence

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Discours de Clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France (Novembre 2005)
   

Le 8 décembre prochain, nous fêterons le 40ème anniversaire de la clôture du Concile Vatican II. A quarante ans de distance, nous pouvons rendre grâce à Dieu pour tout le dynamisme apostolique qu’il a suscité dans notre Eglise. Son enseignement reste une lumière sur notre route. La veille de la célébration finale, le 7 décembre, était promulguée la Constitution pastorale Gaudium et spes dont nous connaissons bien les premières lignes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur coeur » (n. 1). Cette conviction reste profondément la nôtre aujourd’hui. C’est parce que nous nous sentons pleinement solidaires des hommes de ce temps que nous avons voulu donner toute leur place dans la prière et la réflexion de notre Assemblée aux événements qui marquent dramatiquement, ces jours-ci, la vie sociale de notre pays.

- Une actualité préoccupante
La déclaration que j’ai publiée samedi dernier au nom de notre Assemblée a exprimé la vive préoccupation qui est la nôtre devant la multiplication des actes de violence et de destruction que connaissent nombre de grandes agglomérations. Deux d’entre nous ont regagné dès lundi leur diocèse, manifestant ainsi le souci de l’ensemble des évêques devant cette situation.
Nous ne pouvons, une nouvelle fois, que condamner l’usage de la violence et marquer notre compassion auprès de ceux qui en sont les victimes, en particulier les plus modestes qui ont perdu leur outil de travail ou leur moyen de déplacement.
Nous voulons aussi souligner la difficulté du travail des forces de l’ordre, des pompiers, des services publics et des élus locaux pour accomplir leur mission avec le sang froid nécessaire dans ces circonstances.
L’ordre doit être rétabli. Mais nous avons aussi rappelé que la seule répression et l’incitation à la peur collective n’étaient pas une « réponse à la hauteur de ces tensions dramatiques de notre société » et qu’il « était vital d’ouvrir à ces nouvelles générations, souvent en mal d’espoir, un avenir de liberté, de dignité et de respect de l’autre ». Si « beaucoup ne baissent pas les bras », nous avons un devoir impérieux de soutenir tous ceux - parents, éducateurs, enseignants, animateurs sociaux, associations, prêtres, religieux et religieuses - qui oeuvrent, patiemment et souvent dans la discrétion, pour un vivre ensemble fraternel.
Il n’en demeure pas moins que les événements de ces jours-ci doivent tous nous interroger. Nos choix, individuels et collectifs, concernant l’organisation de la vie en société, peuvent nous conduire, de fait, à créer ou entériner des situations d’exclusion ou de ghetto. La responsabilité collective est du ressort des décideurs politiques et économiques. Mais elle interpelle aussi la conscience de chacun.
L’égalité et la fraternité, conditions effectives de la liberté, sont dans les mains de tous.






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