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Diocèse de Valence

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L’Eglise catholique et l’hospitalité eucharistique
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Discerner le corps du Christ, communion eucharistique et communion ecclésiale
   

Nous transcrivons ci-dessous la préface de l’ouvrage "Discerner le corps du Christ, communion eucharistique et communion ecclésiale" qui vient d’être publié par le comité mixte catholique luthéro-réformé en France.

Discerner le corps du Christ

L’impossibilité de célébrer une même eucharistie et les difficultés de nous accueillir mutuellement à la même table eucharistique constituent pour les chrétiens catholiques et protestants de la Communion luthéro-réformée une vraie souffrance. Il y a quarante ans, le Comité mixte s’était déjà attelé à cette question dans le but de mieux faire comprendre les disciplines de chaque Église. Dans un contexte bien différent, les Églises qui mandatent ce Comité ont, à nouveau, souhaité que soit reprise cette question si importante pour l’avenir de notre rapprochement.

Le présent ouvrage recueille le fruit commun d’un travail entre exégètes et théologiens qui aura duré presque dix ans. On n’y traite pas exhaustivement des questions relatives au repas du Seigneur qui font difficulté depuis le XVIe siècle, comme la conception sacrificielle de l’eucharistie ou le mode de la présence du Christ. D’autres documents oecuméniques en ont traité, et nous y renvoyons. Il nous a semblé plus important d’aborder un aspect essentiel du débat entre nos Églises, à savoir celui de la compréhension qu’elles ont de la relation entre la communion eucharistique et la communion ecclésiale, question qui préjuge, de fait, de la possibilité de partager la même eucharistie.

Pour avancer dans la compréhension mutuelle, l’ouvrage propose des études qui, humblement et patiemment, tentent de reprendre, à nouveaux frais, nos compréhensions respectives de l’Église, du ou des ministères, de leurs relations à nos manières de célébrer rites et sacrements. Ces études relèvent de genres littéraires différents, que l’on n’a pas cherché à rendre homogènes. Ni révolutionnaires ni normatives, elles invitent à une reconsidération de nos pratiques, et voudraient ouvrir ainsi de nouvelles possibilités sur les chemins de notre réconciliation.

Pour ce faire, on a choisi la méthode suivante : on évoque d’abord la question de l’hospitalité eucharistique telle que chaque Eglise estime devoir la formuler habituellement. On recourt ensuite à une exégèse commune de l’Ecriture pour clarifier les questions du sacerdoce, du ministère et du rapport entre le repas du seigneur et l’unité ecclésiale. Ce qui permet ensuite d’exposer systématiquement la compréhension de la Parole de Dieu qui est à l’œuvre dans le lien que chacune de nos traditions met entre communion eucharistique et communion ecclésiale. L’ensemble s’achève par une présentation des positions que le Comité adopte aujourd’hui, avec une série de questions posées à nos Eglises respectives.

Au terme on ne trouvera donc pas une vue unitaire des questions qui se posent. On y propose encore moins une recette permettant de résoudre, d’un coup de baguette magique, les difficultés qui subsistent entre nous. Du moins ces différences auront-elles été réellement éclairées par une démarche théologique rigoureuse, et même savante ; on ne craint pas de le dire ? Au terme, on espère que certains lecteurs se poseront de nouvelles questions, et que, comprenant mieux leurs partenaires, ils chercheront à prendre en compte la part de vérité de l’autre pour s’en approcher en vérité.

La déchirure de nos Eglises est douloureuse et nous devons travailler sans cesse à la surmonter. Mais cela ne peut se faire que dans l’écoute respectueuse de la pensée de l’autre. Cette attitude requiert toutes les ressources de l’intelligence théologique : foi et intelligence sont deux maîtres mots à conjuguer pour une saine avancée œcuménique. De tout notre travail nous retiendrons volontiers le débat autour de la fidélité commune à la foi apostolique, que nous professons ensemble. C’est seulement dans ce cadre que nous pourrons continuer d’approfondir en commun la question de la succession apostolique, et d’avancer sur le chemin qui mène à la communion eucharistique, car ce sacrement est aussi un sacrement de la foi.

Bonne lecture à tous ! Puissent ce travail et cet ouvrage contribuer à une meilleure connaissance aimante de nos Eglises et nous aider à progresser dans une réconciliation plus forte entre frères et sœurs en Christ !

Maurice Gardès, Jean-Marc Viollet, Coprésidents du Comité mixte catholique luthéro-réformé en France.

Editions Bayard/Cerf/Fleurus-Mame, 2010 (18€).

Cet ouvrage fera l’objet d’une conférence donnée par l’un des auteurs, le Père Jean-François Chiron, le mercredi 30 mars 2011 à 20h30 à la maison diocésaine à Valence. Il servira également de support à la réflexion de la journée pastorale oecuménique Drôme-Ardèche du jeudi 31 mars 2011 dans le même lieu.

Il peut être intéressant que les groupes locaux puissent se saisir de cette question et peut-être travailler ensemble ce document. N’hésitez pas à demander de l’aide auprès du service diocésain de l’oecuménisme.

Anne-Noëlle Clément
Service de l’oecuménisme du diocèse de Valence

Maison du Bon Pasteur
11 rue du Clos Gaillard, BP 825
26008 VALENCE
Tel : 04 75 81 76 98
courriel






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