Aujourd'hui 23 juillet nous fêtons : Sainte Brigitte de Suède - Veuve, fondatrice (...)

Diocèse de Valence

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D’où vient le problème ?
   

Certains des critères retenus par le cardinal Lambertini restent d’actualité : notamment que la maladie soit grave et que la guérison soit soudaine, parfaite et définitive. On pourrait ajouter, dans le même esprit : qu’il n’y ait ni convalescence, ni séquelles.

Mais un autre critère est aujourd’hui d’usage plus délicat : " Que nulle médication n’ait été donnée ou, s’il est avéré que des médicaments ont été prescrits, qu’ils n’aient pu avoir d’action utile " (traduction du docteur Mangiapan, ancien directeur du Bureau médical de Lourdes). Cela rend, par exemple, impossible la reconnaissance de toute guérison miraculeuse d’un cancer. Car le médecin le plus catholique qui soit, découvrant que son patient est atteint d’un cancer, commencera par envisager un traitement et l’entreprendra le plus tôt possible. Même si le traitement paraît inefficace et que la personne guérit en priant Notre-Dame de Lourdes, la guérison ne pourra jamais être retenue. Il sera toujours possible de dire que, finalement, c’est le traitement qui a agi pour la guérison.

Une autre difficulté vient de la prudence des médecins pour formuler un diagnostic qui se prétendrait infaillible. Leurs ancêtres, avec moins de moyens d’investigation, étaient plus péremptoires. Le diagnostic à propos d’une personne guérie est d’ailleurs d’autant plus difficile que la personne est guérie : il n’est donc plus question de la soumettre à de nouveaux examens, pour vérification.

Depuis neuf ans, je siège au Comité Médiacl International de Lourdes. Inutile de préciser que je n’entends rien aux mots savants qui y sont prononcés mais cela ne m’empêche pas de suivre le raisonnement et de repérer sur quels obstacles il bute : ce sont les deux difficultés que je viens de signaler.






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